S'il est une étape symbolique mais, Ô combien importante pour le constructeur amateur, après avoir passé des années voir des décennies à construire, c'est bien de mettre en route pour la toute première fois. Un instant maintes fois imaginé, rêvé.
Après avoir passé de nombreuses heures a vérifier et résoudre une multitude des petits tracas avant cette étape fatidique, vient l'heure de la récompense, et efface tous les moments difficiles. Et c'est d'autant plus vrai quand le moteur n'a pas tourné depuis longtemps, et qu'une importante RG a été faite. Il n'y a pas de raisons me direz-vous, mais tout de même... On croise les doigts. L'allumage est vérifié, les bougies donnent bien des étincelles, les carburateurs sont alimenté en essence, les deux pompes tournent. Le TCU fait sa séquence d'auto-test. "Y'a pas d'raisons"...
On vérifie les couples de serrages, les différentes liaisons des circuits d'eau, d'huile... Le branchement des sondes...Et puis c'est l'heure! Sortie du hangar, frein de parc testé, et première mise en route non sans avoir toussé plusieurs fois, le Rotax914 finit par reprendre du service! Quelle joie de voir le VariEze s'animer de lui même, de voir l'EMS prendre des couleurs à mesure que les températures décollent, le compte tour prendre vie.
Les premières sensations sont extraordinaires! Puis il faut revenir la réalité, faire les prises de paramètres, vérifier que tout va bien, que les systèmes fonctionnent comme ils le doivent. Par ces températures caniculaires d'été Provençal, ce sont les CHT qu'il faut surveiller de près. D'autant que le comportement de l'échangeur Silent Hektik ne m'est pas familier. L'huile monte très vite, mais fini par se stabiliser. Le ventilateur qui aspire le grand radiateur semble faire son office. Il est branché en automatique sur un contact thermostatique qui se déclenche a 80°C.